Porté par ce succès phénoménal, R. Kelly ne s'arrête plus et enchaîne les productions pour d'autres. Il reprend les chemins des studios, en radossant sa panoplie de producteur et se trouve une nouvelle muse en la personne de Sparkle, à la voix très soulful. L'artiste lui taille des titres très classes et très softs, rappelant directement Changing Faces dans le style musical, et Aalyiah dans la nature et l'esprit mystique de la collaboration. Sparkle sortira un album sous la gouverne de Kellz. Une chanson restera notamment dans nos mémoires : l'énorme « Be Careful » (R. Kelly jouera même le rôle du beauf macho et fainéant dans le clip). Mais la jeune femme prendra elle aussi, au final, la poudre d'escampette... Nous sommes à présent en 2001, et sort le très populaire TP2.Com, dans l'esprit et la continuité de 12 Play, en plus spiritualisé, moins orienté sexe, plus sage dans l'ensemble. L'album, malgré une qualité moindre si l'on compare avec ses précédentes sorties, fera un tabac un peu partout dans le monde. Selon Kellz, le disque «amène dans la chambre à coucher », c'est le 12 Play12 Play. Le but de l'artiste est de toucher le coeur de son public, de lui montrer un autre visage musical et de se révéler un peu plus à lui. Disque très intimiste vous l'aurez compris... La recette fonctionnera à merveille, et l'album sera double platine 6 semaines seulement après sa sortie. Un disque porté par « I Wish » : premier single, un carton. Un titre très personnel et très spirituel où le chanteur nous fait part de ses sentiments, et s'adresse à sa mère décédée. A côté de cela, on retrouve toujours les mêmes ingrédients que ceux qui ont façonné la personnalité artistique de Kellz, ceux qui lui ont apporté le succès auparavant, je veux bien sur parler des titres coquins et plus chauds, parmi eux on retrouve les sensuels « I Don't Mean It » et « Just Like That », mais aussi « Feelin On Yo Booty », aux lyrics carrément hot. Un disque posé, tour à tour spirituel et romantique. L'unique up-tempo de l'album, qui en rompt la monotonie, n'est autre que « Fiesta », aux sonorités latinos, une bombe dancefloor produite par les Trackmasterz, qui sera d'ailleurs ensuite remixée, avec Jay-Z en featuring, une nouvelle vie pour le single, qui lui ouvrira encore de nouvelles portes. du nouveau millénaire (référence au titre/jeu de mots plutôt pertinent...). Il revêt cela dit, un côté plus spirituel et plus engagé que son prédecesseur . . Malgré le succès, l'album subira une critique plus lourde que par le passé. En effet l'album semble plus bâclé, moins soigné que les précédents, un peu trop linéaire et monotone, et surtout l'impression de « déjà entendu » est très forte... Heureusement, des bombes dans la lignée de « A Woman's Threat » viennent prouver que R. Kelly est toujours au top. Le titre aux paroles très ambigues est un joyau, à l'instru impeccable, d'un style plus novateur et différent de ce qu'il a pu faire. Un chef d'oeuvre. Revenons en à « Fiesta ». Le remix, qui est un véritable succès, donne ainsi naissance à une véritable collaboration entre Jay-Z et R. Kelly. Le projet porte le nom de Best Of Both Worlds et voit le jour en 2002. L'album réunit les univers des deux artistes. Entièrement produit par R. Kelly et la team Trackmasterz, il contient les bombes « The Streets » et « Honey », mais, malgré un bon démarrage au Billboard (Numéro 2 dès sa sortie), cet album ne récoltera pas les bénéfices attendus et se soldera par un échec commercial, et ce malgré l'effet de bombe qu'avait produit l'annonce de cette collaboration peu avant sa concrétisation.
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